Coût de la rentrée

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Les études de chirurgie dentaire comprennent une large part de Travaux Pratiques (TP), qui nécessitent du matériel pédagogique : rotatifs, fraises, dents artificielles, films radios…

Aujourd’hui, les 16 UFR de chirurgie dentaire demandent aux étudiants l’achat de tout ou partie de ce matériel, sans quoi il est strictement impossible de suivre le cursus. L’investissement dans ce matériel, pour 80% des étudiants entrant en deuxième année (première année suivant PACES), variera ainsi entre 345 et 3500 euros en cette rentrée 2015 (pour un étudiant non boursier) :

carte code 2.001

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Bordeaux 500€   Nantes 550€
Brest 642€   Nice 1686€
Clermont-Ferrand 1070€   Paris V 250€
Lille 3500€   Paris VII 2152€
Lyon 1526€   Reims 2320€
Marseille 745€   Rennes 550€
Montpellier 2900€   Strasbourg 3450€
Nancy 540€   Toulouse 345€

 

Ces frais s’ajoutent à ceux :

Dans une liberté la plus totale, de plus en plus d’UFR se déchargent de la gestion de ce matériel, et la situation se dégrade à chaque rentrée. Les UFR disent ne plus pouvoir prendre à leur charge le coût de ce matériel, et demandent tout simplement aux étudiants de mettre la main à la poche.

Il est inacceptable et indécent que de telles pratiques existent au sein de l’université française, service public de l’enseignement. Les droits d’inscription des études d’odontologie sont fixés annuellement par voie réglementaire, et ils doivent représenter la seule dépense universitaire obligatoire des étudiants. Les UFR ne doivent plus avoir la possibilité de se décharger de ces frais qui font partie intégrante de leurs missions, la logique uniquement comptable de certaines universités ne devant pas leur faire oublier leur mission première.

Une sélection inacceptable par l’argent s’installe progressivement dans nos études, sans aucun contrôle : des étudiants de PACES choisissent leur UFR de deuxième année en fonction du montant de ses frais pédagogiques, pendant que d’autres renoncent tout simplement aux études de chirurgie dentaire pour ces raisons.

L’UNECD est en discussion constante sur le sujet avec la conférence des doyens d’odontologie, et a déjà alerté la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale ainsi que ses ministères de tutelle. Dans le cadre des Assises de l’Enseignement Supérieur, des contributions territoriales sur le sujet seront également transmises par notre réseau. Il est désormais urgent que chacun y mette de la volonté, et qu’une solution pérenne soit réfléchie avec l’ensemble des acteurs.

L’UNECD, membre de la FAGE, veillera à ce que la situation ne soit pas minimisée et mise de côté. Nous ne pouvons accepter l’instauration d’une telle sélection par l’argent au sein même de l’université française.