Pessoa : la tromperie laisse place à l’inconscience

En cette rentrée universitaire, le centre universitaire Fernando Pessoa fait de nouveau parler de lui.

Changement de nom

L’établissement a tout d’abord changé de nom, s’appelant désormais « Centre Libre d’Enseignement Supérieur (CLESI) ». Ce changement de nom semble destiné à diminuer les liens entre l’établissement en l’université Fernando Pessoa à Porto. Cela est en totale cohérence avec le reste de nos informations, à lire ci-dessous.

Encadrement légal

Comme annoncé, un encadrement des établissements privés en santé a été inscrit dans la loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche votée cet été, cf cet article précédent. L’arrêté cadrant les modalités d’application de cette loi est en cours de rédaction. Nous demandons à ce que soit inscrit dans ce texte la nécessité pour les établissements à se mettre en règle au plus vite. Il serait inacceptable que le CLESI se retrouve en position de « monopole » puisque non touché instantanément par ce nouveau texte, non rétroactif.

Lancement de l’antenne de Béziers

Les annonces se suivent et ne se ressemblent pas. Après l’annonce de l’ouverture de l’antenne de Béziers la semaine dernière, puis la semaine prochaine… cette ouverture serait finalement repoussée à la mi-octobre. Panique à bord ? En tout cas, le recteur met en garde les étudiants sur l’illégalité possible de l’ouverture, cf cet article du Midi Libre.

Quelle suite du cursus ?

C’est sûrement l’information la plus choquante. Nous avons appris que les étudiants ont eu leur pré-rentrée lundi 16 septembre, pendant laquelle M. Ravaz leur a fait savoir que la sélection pour l’entrée en 3ème année au Portugal s’effectuera sur leurs moyennes aux examens écrits. En effet, l’ensemble des étudiants n’aura pas accès à la suite de cursus à l’UFP au Portugal ! L’établissement serait en train de chercher des partenariats avec des établissements du même type que l’UFP avec qui il serait possible de signer une convention…

Autant dire que la situation est ubuesque : qu’est-ce qu’il arrivera aux étudiants qui ne pourront entrer en troisième année, et qu’adviendra-t-il des près de 20.000 euros payés à l’établissement ? Si un partenariat est effectuée avec d’autres écoles, faudra-t-il apprendre d’autres langues que le portugais pour pouvoir poursuivre ses études ?

 

Autant dire que les dirigeants de l’établissement semblent complètement dépassés par les événements, et que leur gestion laisse place à l’inconscience. Il est urgent de faire cesser cette situation qui ne peut plus durer.