Programme AMCHI 2014

Pour la troisième année consécutive, l’EDSA (European Dental Students Association) en association avec l’université de Manipal (Inde) et Widsomtooth (une ONG américaine) organise le programme humanitaire « AMCHI ».

Ce programme se tient dans la contrée reculée du Kashmir à l’extrême nord de l’Inde, dans l’Himalaya (entre 3600 et 5300m d’altitude). Il existe là-bas quatre dentistes pour l’ensemble du territoire, de la taille de la Grande-Bretagne, pour 180 000 habitants.

Celui-ci se déroule au moins d’Août et repose sur trois volets :

Eduquer et entrainer les Amchi sur le sujet des soins dentaires de base

Les Amchi sont des moines boudhistes tibétains qui procurent des soins médicaux dans les territoires isolés, permettant un suivi médical des populations malgré le faible nombre de médecins. Ceux-ci possèdent cependant peu de connaissances en matière de prise en charge dentaire. L’objectif premier du programme est donc d’éduquer ces moines sur le sujet, afin qu’ils puissent assurer la prévention bucco-dentaire sur le long terme. Pour assurer le suivi, une seconde équipe de dentistes expérimentés leur rend également visite au printemps.

Délivrer des conseils et effectuer de la prévention

Ce volet vise particulièrement les enfants. En effet, nous observons dans cette région une explosion du nombre de caries et de besoins de soins dentaires chez les enfants, qui s’explique par l’augmentation de la consommation d’aliments industriels, « non traditionnels ».

A côté de ce travail d’information des enfants et des familles, une action dénommée « Amchi Smiles » est effectuée. Celle-ci a pour objet de jumeler des écoles indiennes et européennes afin d’échanger et d’encourager les écoles à s’arrêter au milieu de la journée pour que l’ensemble des écoliers se lavent les mains et se brossent les dents. Ce programme est basé sur une initiative de l’OMS aux Philippines, amenant à une réduction de 50% de l’absence scolaire et des maladies transmissibles, et de 40% des caries dentaires.

Délivrer des soins

Les soins directs ne sont pas l’objet principal du programme, puisque ce n’est pas ce qui mènera à sa pérennité. Toutefois, un « coup de pouce » de ce côté reste intéressant, et des soins simples sont donc également délivrés. 1500 patients ont ainsi été soignés pendant le programme l’été dernier.

Comment participer ?

Le programme est mené par une équipe indienne et une équipe européenne. L’équipe européenne est constituée d’une trentaine de participants, étudiants en chirurgie dentaire (avec au moins une année d’expérience clinique) ou jeunes dentiste
Afin de candidater, il faut envoyer (en anglais) :s venus de toute l’Europe.

  • une lettre de recommandation de sa faculté
  • un CV
  • une lettre de motivation d’une page, faisant figurer : pourquoi vous voulez participer au projet (moins de 500 mots), quel est votre niveau d’entrainement et vos expériences passées (moins de 300 mots), quelles est votre expérience internationale (moins de 200 mots)

La candidature doit être envoyée avant le 9 décembre 2013 à l’adresse suivante : amchiprogramme(at)gmail.com. Les candidats sélectionnés seront avertis avant le 31 janvier 2014.

Un niveau d’anglais minimal est demandé, afin de pouvoir s’intégrer au groupe.

L’ensemble des frais sont pris en charge, la seule dépense à la charge des participants est le billet d’avion aller-retour (autour de 700 euros).

Si vous avez des questions complémentaires, vous pouvez nous contacter directement, visiter le site internet de l’EDSA (onglet AMCHI tout en haut des pages) ou envoyer un mail à amchiprogramme(at)gmail.com.

Vous pouvez également nous aider en participant à la levée de fonds pour le projet, en donnant un peu de votre temps, en nous donnant des contacts de partenaires éventuels, etc.

Pour la première fois depuis la création du programme, il devrait y avoir plusieurs français dans l’équipe européenne. N’hésitez donc pas à proposer votre candidature également !

Pessoa : la tromperie laisse place à l’inconscience

En cette rentrée universitaire, le centre universitaire Fernando Pessoa fait de nouveau parler de lui.

Changement de nom

L’établissement a tout d’abord changé de nom, s’appelant désormais « Centre Libre d’Enseignement Supérieur (CLESI) ». Ce changement de nom semble destiné à diminuer les liens entre l’établissement en l’université Fernando Pessoa à Porto. Cela est en totale cohérence avec le reste de nos informations, à lire ci-dessous.

Encadrement légal

Comme annoncé, un encadrement des établissements privés en santé a été inscrit dans la loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche votée cet été, cf cet article précédent. L’arrêté cadrant les modalités d’application de cette loi est en cours de rédaction. Nous demandons à ce que soit inscrit dans ce texte la nécessité pour les établissements à se mettre en règle au plus vite. Il serait inacceptable que le CLESI se retrouve en position de « monopole » puisque non touché instantanément par ce nouveau texte, non rétroactif.

Lancement de l’antenne de Béziers

Les annonces se suivent et ne se ressemblent pas. Après l’annonce de l’ouverture de l’antenne de Béziers la semaine dernière, puis la semaine prochaine… cette ouverture serait finalement repoussée à la mi-octobre. Panique à bord ? En tout cas, le recteur met en garde les étudiants sur l’illégalité possible de l’ouverture, cf cet article du Midi Libre.

Quelle suite du cursus ?

C’est sûrement l’information la plus choquante. Nous avons appris que les étudiants ont eu leur pré-rentrée lundi 16 septembre, pendant laquelle M. Ravaz leur a fait savoir que la sélection pour l’entrée en 3ème année au Portugal s’effectuera sur leurs moyennes aux examens écrits. En effet, l’ensemble des étudiants n’aura pas accès à la suite de cursus à l’UFP au Portugal ! L’établissement serait en train de chercher des partenariats avec des établissements du même type que l’UFP avec qui il serait possible de signer une convention…

Autant dire que la situation est ubuesque : qu’est-ce qu’il arrivera aux étudiants qui ne pourront entrer en troisième année, et qu’adviendra-t-il des près de 20.000 euros payés à l’établissement ? Si un partenariat est effectuée avec d’autres écoles, faudra-t-il apprendre d’autres langues que le portugais pour pouvoir poursuivre ses études ?

 

Autant dire que les dirigeants de l’établissement semblent complètement dépassés par les événements, et que leur gestion laisse place à l’inconscience. Il est urgent de faire cesser cette situation qui ne peut plus durer.

Congrès de Marseille – Bilan de la 83è édition

A l’heure où Marseille se pare se mille feux dans le cadre de « Marseille 2013 : capitale européenne de la culture », la cité phocéenne a également été le théâtre du 83ème congrès de l’UNECD.

Durant trois jours, près de 100 représentants étudiants de facultés de chirurgie dentaire de France se sont donnés rendez-vous, sur les bords de la Méditerranée, pour de nombreuses activités sauf celles de bronzer au bord de la plage du Prado !

 

En effet, le programme des congressistes fut chargé…

Le traditionnel « Tour des Facs », véritable institution des congrès de l’UNECD, a permis d’établir un état des lieux des actualités de chaque faculté, ainsi que les problèmes rencontrés tant sur le plan universitaire qu’associatif.

D’autre part, les formations telles que le processus de Bologne, la passation de bureau ou encore les instances professionnelles, ont permis d’éclairer les connaissances des étudiants présents.

 

En outre, le Conseil d’Administration du Samedi matin a permis d’aborder de multiples sujets tels que :

  • le dossier brûlant de Pessoa, avec quelques nouvelles du front de lutte contre cet établissement privé varois (plus de 9 000 personnes ont signé la pétition de la FAGE en ligne sur le site www.fermonspessoa.org).
  • les élections CNESER à venir.
  • le nouveau numéro du mois de Mai, de « la Gazette de l’UNECD » à paraître dans quelques jours.
  • un point sur les questions sociales.
  • et également, le lancement imminent de la grande enquête de l’UNECD relative aux conditions sociales et de travail des étudiants en odontologie.

De plus, de nombreux groupes de travail ont permis d’amorcer des pistes de réflexion quant aux sujets suivants : PACES, Sécurité Sociale Étudiante et projet de prévention bucco-dentaire national sur les 16 campus universitaires.

 

L’ensemble du bureau de l’UNECD remercie chaleureusement l’équipe marseillaise organisatrice de ce congrès qui fut, et ce n’est point une surprise, une grande réussite ; et donne rendez-vous à ces administrateurs à Paris les 13 et 14 Juillet prochain pour son nouveau Conseil d’Administration.

À noter, en outre, que le prochain Congrès national aura lieu les 7, 8, 9 et 10 Novembre 2013 en terres lyonnaises.

3 années au Portugal pour Pessoa !

Tout récemment, ce Mercredi 20 Mars 2013, l’Union Nationale des Etudiants en Chirurgie Dentaire (UNECD) a eu connaissance de quelques informations cruciales quant à l’avenir de la cinquantaine d’étudiants en médecine dentaire inscrits en première année “d’études” au Centre de La Garde, près de TOULON (VAR).

En effet, une vidéo mise en ligne sur le site internet de l’établissement est venue corroborer l’enquête menée par l’UNECD : la formation toulonnaise en médecine dentaire sera divisée en deux périodes distinctes :

  • Les DEUX premières années en FRANCE, et
  • Les TROIS dernières années à Porto, au PORTUGAL.

« Nous vous ferons travailler deux ans chez nous et puis ensuite vous irez finir vos études à l’université Fernando Pessoa de Porto au Portugal où on vous attendra pour les formations cliniques et des formations complémentaires »

Trois années au Portugal, deux en France : tromperie sur ce qui avait été promis aux étudiants…

L’UNECD attire l’attention sur plusieurs problématiques :

  1. Une simple vidéo nonchalante de moins d’une minute, portée au grand public par M. RAVAZ, vient contredire ses propres propos portés en Novembre dernier sur ce même site internet, et décrédibilisent cette formation initialement déclarée comme exclusivement dispensée en France…

  1. Des stages seraient réalisés au Portugal, sans maîtrise complète de la langue portugaise (une seule formation de portugais est prévue au second semestre de première année), posant ainsi le problème de la relation patient-praticien et de la qualité des soins. Alors que les contacts humains sont de plus en plus demandés par nos patients, et que notre formation française s’y attache de plus en plus, les subtilités de cette relation de confiance ne peuvent s’appréhender dans une langue étrangère.

  1. Ces informations n’ont été portées à la connaissance des étudiants déjà inscrits que le 18 Mars dernier, soit plus de 4 mois après leur inscription et près de la moitié des frais d’inscription réglés (4 500 €). Les étudiants sont donc au pied du mur et pris en otage : leur cursus déjà entamé, une partie de leurs études déjà financée, l’espoir d’une formation reconnue impose désormais de partir à plus de 1 500 kilomètres de chez eux dans un pays étranger…

  1. Le centre PESSOA fait, une nouvelle fois, preuve d’approximation et de mensonge ; il suffit simplement d’observer son site internet pour observer que les étudiants sont clairement informés initialement d’une formation dite “sur site”…

PESSOA : la pêche aux étudiants…

Plus qu’un piège à étudiants désoeuvrés par l’échec au concours de la Première Année aux Etudes Communes de Santé,

Plus qu’une fausse promesse de diplôme reconnu et délivré en France,

L’établissement se révèle être une véritable supercherie et n’est qu’une entrée à une formation portugaise.

L’établissement vient à la pêche aux étudiants français, au grand renfort d’appâts factices, pour les ramener ensuite dans ses filets vers le Portugal. A quand un nouveau changement du nom de l’établissement, pour “Tour Operator” ?

Le combat n’est pas terminé…

Signez la pétition, près de 8000 signatures !

www.FermonsPessoa.org